La commune de Rougemont (Doubs) entreprend une réflexion urbaine, paysagère, architecturale et patrimoniale sur un îlot bâti du centre ancien enclavé entre deux voies de circulation – la rue Basse et la Grande Rue.
Objectif et enjeux de Réhabiter de bas en haut
Dans une approche environnementale forte et en s’appuyant sur l’étude rendue par le CAUE du Doubs, les résidents auront à travailler concomitamment avec les habitantes et les habitants au sens large – citoyens ou de passage, petits et grands, actrices et acteurs locaux, élus et agents des collectivités locales et des institutions, habitants de la commune de Rougemont et de la communauté de commune des Deux vallées vertes pour réfléchir à l’attractivité du cœur historique de la cité.
Alors que le centre historique de Rougemont connaît un important taux d’inoccupation du fait de la vétusté des logements, d’un trafic routier dense sur des voies peu larges, générant ainsi des nuisances sonores et un manque de sécurité pour les autres usagers (piétons, cyclistes et animaux)…
• Comment réinventer des usages pour remédier à la dégradation du patrimoine ?
• Comment interpeller les habitant.e.s sur le devenir du centre ancien ?
• Quelles seraient les réponses adaptées aux enjeux du réchauffement climatique ?
• Comment construire ensemble une vision du futur dans une cité de caractère, aux qualités patrimoniales indéniables (trame urbaine, trame viaire, architecture de vignobles) et où les ressources locales, naturelles, ont toujours été un moteur économique de développement ?
• Comment composer, construire, avec les contraintes ?
• Que peuvent-être les freins : le coût des rénovations, le transit des camions, le manque d’espaces privés extérieurs et d’espaces publics hors voirie, ou d’autres encore ?
Le cœur d’intervention des résidents sera de répondre à ces questionnements. Il s’agira de proposer, d’esquisser, des intentions de projet, portant sur les usages, le fonctionnement, la qualification architecturale et paysagère ou les modes de programmation urbaine, au service du « commun » à l’aide de différents outils (rencontres, ateliers, balades, etc.).
Les scénarios réfléchis permettront des moments de débats et d’échanges auprès de la population et devront ouvrir le champ des possibles.
Le travail de restitution combinera de manière libre entretiens, dessins, relevés, carnet de recherche, d’intentions, et photographies réalisées par un.e photographe missioné.e en complément par la Maison de l’Architecture.
La vidéo, documentation de la résidence, des résidents, des espaces et des habitants, sera un moyen sensible de restitution de la recherche et matière à une large diffusion.
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